Politique agricole métropolitaine

Intervention – Anne Brugnera
POLITIQUE AGRICOLE
Conseil métropolitain du vendredi 15 mars 2018

Monsieur le Président, Chèr(e)s Collègues

La Métropole avec ses nouvelles compétences issues de l’ancien Conseil général nous donne aujourd’hui les moyens de conduire une politique en direction de l’agriculture en parfaite cohérence avec l’ensemble de notre action tant au niveau économique, environnemental que foncier.

Face aux nouvelles attentes de nos concitoyens en matière de protection de l’environnement, d’alimentation, mais aussi de soutien de l’activité agricole sur nos territoires, nous devons nous donner les moyens de défendre et de soutenir une agriculture métropolitaine.

Alors que nous connaissons tous les difficultés que rencontrent nos agriculteurs et nos agricultrices, il nous semble dans un premier temps essentiel de soutenir et d’encourager la transmission et l’installation de nouvelles exploitations.

Cela passe bien sûr par la sanctuarisation et le développement d’espaces réservés. Le PLU-H sur lequel nous nous prononçons également au cours de ce conseil, va ainsi nous permettre et nous y avons été très attentifs, d’inscrire la protection des espaces agricoles sur nos territoires. Au-delà même de nos territoires, car notre réflexion doit être globale, dans le cadre du Pole Métropolitain, nous pouvons nous féliciter du travail mené sur le projet de la plaine Saint-Exupéry, où nous avons su préserver un équilibre entre terres agricoles, zones industrielles et espaces dédiés à la logistique.

Pour accompagner l’installation de nouvelles implantations au-delà du foncier il est nécessaire que nous puissions accompagner à l’installation des porteurs de projet afin de facilité leur implantation mais aussi leur démarrage économique.
Soutenir l’activité économique

L’agriculture est en effet un acteur central de notre économie, génératrice d’emplois et de revenus et sur lequel reposent un nombre important d’activités économiques en aval. C’est une filière en plein restructuration dont nous devons accompagner la mutation afin de préserver l’activité, défendre et développer les emplois.

Alors qu’au niveau national s’ouvre une grande réflexion sur les liens avec la grande distribution, le soutien aux circuits courts, la sensibilisation de nos concitoyens aux mieux manger, la mise en œuvre de projets favorisant la mise en relation entre producteurs et consommateurs et l’ensemble des intermédiaires que peuvent être les entreprises transformation, les commerçant ou les restaurateurs sont les réponses qu’il nous appartient de porter localement.

Au-delà, il nous faut construire l’avenir avec cette nouvelle génération d’exploitants. L’avenir d’un secteur qui ne peut s’envisager sans une réflexion profonde sur l’avenir de notre agriculture :

  • Favoriser le développement de pratiques agro-écologiques
  • Anticiper les changements climatiques
  • Soutenir recherche et innovation en matière de production.

Nous devons aux côtés de nos partenaires et des professionnels œuvrer au développement de nouvelles pratiques afin de répondre aux exigences environnementales qui nous obligent désormais et de protéger l’activité de nos agriculteurs.

C’est là tout l’objet d’une politique agricole métropolitaine et la constitution d’une instance de concertation avec l’ensemble des acteurs institutionnels que nous approuvons.

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