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Intervention – Romain Blachier
Airbnb
Conseil métropolitain du vendredi 15 décembre 2017

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Il faut déjà dire que ce que cette délibération n’est pas : cette délibération n’est pas là pour fixer les règles fiscales qui doivent régir les grandes plates-formes. C’est à l’État et à l’Europe de le faire. Mais on peut en tous cas se féliciter que la taxe de séjour soit désormais payée par Airbnb à la Métropole.

L’idée n’est pas non plus de se substituer à la loi pour fixer le nombre de jours où un particulier peut mettre en location son domicile principal. Non.

L’idée de cette délibération c’est de Permettre aux Grand-Lyonnais de louer librement leurs logements sur des durées courtes, tout en évitant certains excès nuisibles aux locataires.

Lyon n’est pas encore Barcelone mais c’est bien de prévenir d’éventuels problèmes de logement, surtout que certains commencent à se manifester, par exemple dans le Vieux-Lyon.

En même temps les plates-formes de location constituent une opportunité pour de nombreux lyonnais propriétaires (et qui sait, si la loi évolue, de locataires?) de faire un complément de revenus tout en assurant une meilleure attractivité du territoire.

La Fête des Lumières qui vient de se terminer en est une preuve : l’offre hôtelière actuelle ne suffit pas pour absorber la demande. Mais nos hôteliers doivent aussi ne pas être victimes de concurrence déloyale.

La délibération arrive à un équilibre intéressant entre régulation et liberté en permettant à la fois aux particuliers de louer leurs biens et en corrigeant d’éventuels soucis notamment sur les surfaces supérieures à 60M2 en ce qui concerne les professionnels.

Il est nécessaire de procéder par la liberté mais il faut aussi éviter des situations pénibles pour les locations moyennes (3 ou 4 mois) devenues presque inexistantes à cause d’airbnb.

C’est pourquoi la régulation des professionnels est importante, notamment dans les zones de tension et qu’un dispositif de compensation est prévu pour éviter que l’ensemble du parc mobilier parte vers de la location courte et que plus aucun locataire ne trouve à se loger.

Dans ce sens la création d’un observatoire est une bonne chose pour ne pas être uniquement dépendant des chiffres des grosses plates-formes et pour détecter les offres partielles (chambres partagées et privées différent des logements entiers) ainsi que les tendances lourdes, ceci pour déterminer de façon pragmatique l’évolution de la situation dans notre métropole et réguler ce qui doit l’être tout en laissant libre le plus possible ce qui peut.

Enfin cette régulation devra sans doute évoluer lorsque les plates-formes seront dans les années suivantes remplacées au moins partiellement par les blockchain qui permettra de se passer d’elles. Mais c’est encore une autre histoire.

Je vous remercie

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