Déclaration de Coopération culturelle

Intervention – Ronald Sannino
Déclaration de Coopération culturelle
Conseil métropolitain du lundi 6 novembre 2017

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président, chers collègues,

Nous nous félicitons que soit aujourd’hui soumise au vote la nouvelle déclaration de coopération culturelle entre la Métropole de Lyon, l’État et les communes associées.

Initiée en 2003 par la Ville de Lyon, cette volonté d’instituer un cadre de travail avec les institutions culturelles afin de renforcer leur action en direction des publics défavorisés et des territoires prioritaires de la politique de la ville, est devenue en 15 ans, exemplaire au niveau national. Nous nous réjouissons que depuis 2013 la Métropole ait élargi cette démarche et qu’aujourd’hui 16 communes de la Métropole soient impliquées dans ce dispositif.

La Métropole joue ici pleinement son rôle en impulsant des politiques culturelles et artistiques participant au développement humain, urbain et responsable de ses territoires.

Ainsi grâce cette charte, chaque année, des centaines de jeunes de nos quartiers découvrent l’Opéra ou le Musée d’Art contemporain.

A Vénissieux, le projet de création street art « mosaïque urbaine » piloté par l’association Bizarre! a regroupé 25 partenaires sociaux et culturels et a permis la réalisation de 12 fresques murale peintes créées par les artistes EvazéSir et les habitants.

Dans le cadre du festival Lumière que nous venons de clôturer plusieurs dizaines de personnes en insertion ont été accueillies en stage pour participer à l’organisation de l’événement.

Enfin, avec cette nouvelle déclaration, 8 équipements et événements culturels portés par la Métropole comme le Musée des Confluences, les biennales ou encore l’Institut Lumière vont pleinement intégrer ce dispositif. Des objectifs et méthodes d’évaluation précises de cette coopération sont à cette occasion formalisés dans ce document.

Nous saluons bien sur l’engagement de l’ensemble des institutions et acteurs culturels métropolitains qui coopèrent au développement de ces projets, solidaires des territoires et des personnes les plus vulnérables. Il convient de rappeler qu’ ils le font sans moyens supplémentaires dans le respect de leurs missions premières que peuvent être le développement de la lecture publique, l’enseignement des disciplines artistiques, le soutien à la création artistique et la diffusion des œuvres, ou la conservation et la valorisation des éléments de patrimoine commun historique et contemporain.

Nous ne pouvons que déplorer que la Région Auvergne Rhône-Alpes ait fait le choix, après 15 ans de collaboration, de se retirer de cette déclaration qui permet de déployer à moyens constants la culture dans nos territoires qui en sont les plus éloignés.

Quant à nous, nous la voterons avec enthousiasme.

 

 

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