Réseau de chaleur urbain

Intervention – Hélène Geoffroy
Réseau de chaleur urbain
Conseil métropolitain du lundi 18 Septembre 2017

Seul le prononcé fait foi

La Métropole exerce la compétence en matière de création, d’aménagement, d’entretien et de gestion des réseaux de chaleur ou de froid urbains.

Depuis le 1er janvier 2015, la Métropole s’est substituée à la commune de Vaulx-en-Velin en tant qu’autorité délégante. La Métropole va décider du futur mode de gestion de service public de production et de distribution de chaleur urbain pour la commune de Vaulx-en-Velin.

Historiquement, le chauffage urbain a été créé en 1972 pour les besoins de la ZUP (Zone à Urbaniser en Priorité) nouvellement créée. Le chauffage urbain concerne 10000 équivalents logements dans la commune de Vaulx-en-Velin.

Il y a quelques années, la ville a engagé un investissement important de 15M€, effort partagé avec les partenaires pour développer une chaufferie biomasse. La ville reste toutefois marquée par un réseau vieillissant et un coût encore élevé même si depuis sa prise de compétence la Métropole a renégocié à la baisse le coût du chauffage urbain.

Nous nous retrouvons dans le paradoxe que ce sont les ménages les plus précaires de la Métropole qui paient leur chauffage le plus cher.

Ainsi, nous assistons depuis quelques années à des dé-raccordements à rebours de l’idée du Schéma des Directeurs des Énergies que la Métropole porte mais en raison du coût du chauffage pour les copropriétaires.

Les nouveaux logements à l’isolation performante ont des coûts d’abonnement si élevés qu’ils portent la même réflexion, de même que les promoteurs.

Alors que l’autre enjeu est évidemment de se placer dans les objectifs de la loi de transition énergétique et croissance verte. La loi prévoit de créer un objectif de performance énergétique de l’ensemble du parc de logements d’ici à 2050, luttant ainsi contre la précarité énergétique et affirmant un droit à l’accès de tous à l’énergie sans coût excessif au regard des ressources des ménages

Il nous faut donc finaliser les orientations que porte excellemment mon collègue Roland Crimier pour territorialiser la transition énergétique afin de mettre en place une politique locale de l’énergie qui permette :

  • de maîtriser la consommation,
  • de développer les réseaux énergétiques de manière rationnelle,
  • de garantir l’accès de tous à l’énergie.

Enfin, il nous faudra au travers des comités locaux des usagers pouvoir construire une politique partagée par nos concitoyens au vu des enjeux de sobriété énergétique que nous leur proposons.

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Check Our Feed