Vélo’v

Intervention – Martine David
Marché de mise à disposition de mobiliers urbains supports d’information et prestations de services de mobilité (Vélo’v)
Conseil métropolitain du lundi 18 Septembre 2017

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,

Cher(e)s collègues,

Nous ressentons nombreux dans cette assemblée la satisfaction d’être à nouveau, 12 ans après ce qui fut une première nationale, en situation de prolonger, de développer et d’améliorer Vélo’V.

Bien sur ce rapport évoque également le mobilier urbain –abris bus et panneaux d’information – sur lequel je ne m’attarderai pas car le vice président l’a fait très clairement. J’indique néanmoins que l’augmentation et la rénovation générale prévues dans ce marché ont aussi fait l’objet d’un travail approfondi de la part des services et de discussions solides avec le prestataire. C’est évidemment, si j’ose dire, « moins fun » que Vélo’v mais tout à fait nécessaire d’autant que ces mobiliers constitueront des supports d’information de mobilité et de services numériques.

Lorsque Gérard Collomb a porté ce pari extraordinaire de mettre en place en France le premier dispositif à grande échelle, certains doutaient, d’autres s’enthousiasmaient et quelques-uns attendaient de voir. Eh bien on a vu !

Le trafic Vélo a été multiplié par + de 3 en 10 ans; près de 700km d’aménagement de pistes et de bandes cyclables et + de 10 000 arceaux de stationnement sont à disposition aujourd’hui : l’urbanisme s’est modifié en intégrant la création d’espaces modes doux, des sas de respiration sans voiture etc…. et Vélo’v a inspiré 40 villes en France.

Vélo’v ayant donc été plébiscité par les grands lyonnais, nous étions face à un nouveau défi, celui de son extension et de sa modernisation. Je crois sincèrement que le marché qui nous est proposé répond bien à cette double exigence et évite le piège financier que, ne nous le cachons pas, nous redoutions car nous avions bénéficié d’un contrat avantageux.

Les avancées et innovations sont nombreuses et indiscutables, elles ont été reprises par plusieurs collègues ; je retiendrai seulement les 80 nouvelles stations déployées d’ici 2020, les 4000 vélos actuels remplacés par un parc neuf et design, les 1000 vélos de plus d’ici 2020, la location longue durée de 1000 vélos à assistance électrique et l’innovation majeure en 2020, 2500 vélo’v hybrides.

On le voit, au plan technique, le pari est tenu. Il s’intègre dans un modèle économique qui a nécessité des négociations rigoureuses, parfois tendues, aboutissant aujourd’hui à une proposition équilibrée, respectueuse à la fois de l’intérêt des usagers et du cadre financier de la Métropole.

Les tarifs proposés certes augmentent mais dans une proportion raisonnable au regard des avancées technologiques et en comparaison des prix pratiqués dans d’autres villes françaises. Ainsi nous sommes très bien placés pour l’abonnement qui passe à 31€ (c’est 39 à Paris, 36 Lille, 33 à Rennes) et l’abonnement jeunes à 16,50€ ( 29 à Paris, 20 à Toulouse)

L’analyse globale de ce marché s’effectue quant à elle sur 15 ans séparés en 2 périodes, ce qui nous amène à une proposition financière en faveur de la Métropole de 21 M€, soit 1.4 M€/an. Dès lors chacun peut reconnaitre qu’il s’agit là d’un résultat particulièrement intéressant qui n’était pas gagné d’avance, loin de là.

D’ailleurs ayant pu juger de l’intérieur, je tiens à saluer les différents services impliqués depuis 2 ans dans cette procédure car ils ont accompli un travail remarquable. Je veux également rendre hommage à Gérard Claisse, Vice-Président qui a pris ce dossier à bras le corps, bien conscient des chausse-trappes qui encombraient notre chemin. Il n’a jamais rien lâché en ayant toujours en ligne de mire l’intérêt des usagers et de la Métropole.

Maintenant c’est un autre défi qui se faut poursuivre, celui

  • d’’intensifier encore l’usage du vélo en ville grâce à Vélo’v modernisé et étendu
  • de faire vivre au maximum le plan d’actions pour les mobilités actives adopté en 2016 par notre assemblée
  • de travailler plus étroitement encore avec les associations pour améliorer cohabitation entre piétons, cyclistes et automobilistes
  • d’étendre de nouveaux modes de partage
  • d’intégrer toutes les outils numériques actuels et à venir pour renforcer notre politique de mobilité portée par la Métropole et nos communes.

On l’a bien compris : le groupe des élus socialistes et républicains métropolitains approuvera sans réserve cette délibération.

 

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