Économie circulaire

Intervention – David Kimelfeld
Économie circulaire
Conseil métropolitain du lundi 10 Avril 2017

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président, chers collègues,

Je crois que nous pouvons nous féliciter de ce travail, et je veux saluer l’engagement de notre collègue Emeline BAUME sur ce sujet. Le plan d’action économie circulaire / zéro gaspillage sur lequel nous nous prononçons aujourd’hui constitue une avancée pour notre métropole et une opportunité.

Une opportunité pour nos territoires et pour nos communes car nous faisons de l’économie circulaire un outil de développement dans la proximité.

L’économie circulaire, au même titre que l’économie sociale et solidaire d’ailleurs, est un nouveau mode de faire qui nous offre de réelles opportunités de création d’emplois et de richesses de façon plus exemplaire et plus responsable.

Ce plan d’actions, s’il marque une nouvelle étape, n’est pour autant pas un premier pas dans le développement et l’accompagnement de l’économie circulaire sur notre territoire.

Car le soutien que nous portons à l’économie circulaire, au-delà de la délibération d’aujourd’hui, est multiple : c’est l’accompagnement des entreprises métropolitaines dans le développement et l’intégration de nouveaux procédés, le soutien à la transition écologique des procédés industriels, l’intégration dans le Programme de développement économique 2016-2021 de cette nouvelle économie comme un champ prioritaire. C’est le développement, dans la Vallée de la chimie, d’une démarche d’écologie industrielle et territoriale avec l’analyse des flux ou avec l’Appel des 30 qui permet l’optimisation du foncier et la mutualisation des équipements et ressources. C’est enfin le soutien à de multiples acteurs et associations du territoire qui portent des projets d’économie circulaire à différentes échelles.

Et le territoire métropolitain héberge, depuis plusieurs années maintenant, une importante dynamique en la matière. Cette dynamique se voit au quotidien avec le développement d’épiceries en vrac, d’ateliers d’auto-réparation, de recycleries, bref de tout un ensemble de « nouveaux modèles économiques » qui, par une nouvelle façon de produire et de faire, réduisent la consommation des matières premières et la production des déchets.

La délibération que nous adoptons aujourd’hui ne résume donc pas notre action en la matière, mais constitue une nouvelle étape. Car le travail que nous devons mener désormais, c’est la mise en réseau, la création de synergies et le croisement des expertises, essentielles au développement et au partage des bonnes pratiques, mais aussi à la mise sur pieds d’une stratégie globale et coordonnée, cohérente et efficace.

Si les initiatives sont riches et nombreuses, il convient en effet de mieux partager les expériences, de davantage structurer les filières de réduction/réparation/réemploi/recyclage, afin de permettre notamment l’émergence de projets communs innovants.

Bref, réussir là aussi ce « faire ensemble » qui fait l’efficacité de la métropole lyonnaise depuis des années dans tous les domaines. Un « faire ensemble » qui permettra, demain, de constituer une « communauté » et un écosystème permettant d’essaimer l’ensemble du territoire.

Un faire ensemble qui doit nous permettre d’initier, avec les acteurs économiques traditionnels, une transition globale de notre modèle de développement, à l’image de ce que nous avons déjà initié avec la Vallée de la chimie.

Il s’agit donc se saisir des procédés et des valeurs de l’économie circulaire à chaque échelle de notre politique de développement économique, à chaque échelle de projet et de porteur de projet, à chaque échelle de notre territoire, et d’organiser dans la complémentarité, pour parvenir à l’irriguer totalement.

Je vous remercie.

 

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