Le Bottet, un nouveau cœur de ville…. qui reste à faire vivre !

Construite entre 1961 et 1971, la ville nouvelle de Rillieux la Pape fut l’une des quatre grandes zones urbaines prioritaires (ZUP) de l’agglomération lyonnaise. Avec 18 000 habitants, elle regroupe les 2/3 de la population communale et connaît aujourd’hui des difficultés économiques et sociales qui ont conduit à son classement en grand projet de ville (GPV) en décembre 2000.

Ce classement a eu pour effet, sur le plan économique, de permettre la création de la zone franche urbaine (ZFU) et du parc d’activités de Sermenaz tandis que sur le plan commercial, cela a permis la requalification et le renforcement du pôle Bottet-Verchères.

En terme de qualité de vie pour les habitants, nous avons pu diversifier l’offre de logements par le renouvellement urbain (à ce jour 224 logements ont été démolis, 266 logements ont été réhabilités et 60 logements reconstruits sur site.

Nous avons voulu dynamiser un véritable « Cœur de ville » reliant le pôle Bottet/Verchères, point central de la ville nouvelle, au bourg ancien de ce qui était le village de Rillieux-la-Pape en améliorant les relations ou en créant des voiries et cheminements piétons.

Après plus de dix ans de développement, ce projet a été remanié par la nouvelle équipe municipale qui fait le pari du tout accession à la propriété en ce qui concerne les logements et qui a supprimé, contrairement aux souhaits des équipes municipales précédentes et des habitants, les 130 places de parking à proximité du centre culturel municipal. La nouvelle équipe a également inclue dans cette opération la destruction d’une tour qui vivait très bien et l’ajout à ce pôle commercial et tertiaire (624m² de tertiaire et 200m² de commerces) d’un complexe cinématographique de 3 salles qui laisse songeur voire inquiet quant à sa viabilité…

Lors de la pose symbolique de la 1ère pierre de lancement du chantier le 3 novembre dernier, il a été rappelé par Michel LE FAOU, Vice Président à l’urbanisme, à l’habitat et au cadre de vie de la Métropole de Lyon, la longue genèse du projet et son objectif de réparer les dégâts causés par l’urbanisation incontrôlée des années 70 et dont les habitants ont été les victimes.

Il a également rappelé que la Métropole de Lyon était le premier financeur local de ce projet avec une participation d’équilibre maximum de 3 555 100 € HT tandis que la participation d’équilibre maximum de la Commune de Rillieux la Pape est de 396 000 € HT.

Xavier INGLEBERT, Préfet délégué pour l’égalité des chances, a également expliqué que depuis 11 ans, le Programme National de Rénovation Urbaine (PNRU) mobilise acteurs publics et privés, élus, services de l’État, partenaires sociaux, organismes HLM et habitants pour résoudre le tissu urbain sans réitérer les erreurs du passé, ce qui implique de prendre le temps de bien faire les choses même si cela peut paraitre long. Car la précipitation nous fait courir le risque de mal faire.

Car contrairement à ce que l’on veut nous faire croire le Maire de Rillieux, une politique de réaménagement se construit sur le temps long.

Pour finir, notons cette phrase du représentant du groupe Eiffage en charge de la construction : « On ne refait pas la ville en tournant le dos à ses habitants », ce qui souligne toute l’importance, là encore, d’associer l’humain et l’urbain.

 

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