SYMALIM

Intervention – Jérôme Sturla
SYMALIM
Conseil métropolitain du lundi 12 décembre 2016

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,

Cher-e-s collègues,

J’interviens au nom des groupes socialistes et républicains métropolitains, Europe Ecologie Les Verts, Parti Radical de Gauche, Rassemblement démocrate Lyon Métropole, Lyon Métropole gauche solidaires, La Métropole Autrement.

Dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma Départemental de coopération Intercommunale la délibération qui nous est proposée vise à approuver le projet de gouvernance du futur syndicat issu de la fusion du Symalim avec le Syndicat du Canal de Jonage et le Syndicat de la Rize.

Les prochaines étapes seront :

  • Un arrêté du Préfet actant de la création du nouveau syndicat et de sa gouvernance avant le 31/12/16.
  • Installation du nouveau syndicat en janvier 2017.
  • Vote des nouveaux statuts par le syndicat après installation.

Cette évolution institutionnelle majeure révèle le rôle nouveau que joue le Grand-Parc au sein de notre Métropole et plus largement dans l’aire métropolitaine lyonnaise.

Récemment Tribune de Lyon s’interrogeait si « Lyon est-elle enfin une ville cool ? ». Dix raisons étaient avancées pour répondre favorablement à cette question dont l’une était le Grand-Parc.

Incontestablement cet espace naturel de 2200 hectares, 2ème parc péri-urbain d’Europe, est un atout majeur, certes pour Lyon, mais aussi pour les communes riveraines des deux canaux de Miribel et de Jonage. Son positionnement géographique s’inscrit dans un continuum naturel qui permet de cheminer du Parc de la Tête d’Or, d’emprunter les berges du Rhône, de traverser le parc de la Feyssine sur Villeurbanne avec la possibilité de rejoindre la Cotière de l’Ain.

Ainsi le Grand-parc n’est plus un îlot de verdure à la frange de la ville. Il constitue désormais une nouvelle centralité au cœur d’un écosystème territorial multipolaire qui transcende les frontières de la Métropole de Lyon et des départements du Rhône et de l’Ain.

Façonné par le fleuve et la main de l’homme, le Grand-Parc, s’est affirmé au fil du temps, comme un espace ressource majeur réussissant à concilier des fonctions multiples et potentiellement antagonistes :

  • La préservation de la ressource en eau potable,
  • La lutte contre les inondations en maintenant le champ d’expansion des crues du Rhône,
  • La nécessité de valoriser, protéger et sensibiliser à la préservation du patrimoine naturel,
  • La volonté de garantir l’accès à tous les publics pour des activités physiques, de loisirs et culturelles (4 millions de visiteurs par an avec des pointes de fréquentation de 40 000 à 50 000 personnes certains week-end d’été),

Pour répondre à ces enjeux le Grand-Parc s’est doté d’équipements phares tels que l’Iloz, son centre d’éducation à l’environnement et l’Atol sa base de loisirs. Il a également participé dans le cadre partenarial de l’Anneau Bleu ou de la Viarhôna à des aménagements structurants qui ont fortement contribué à sa mis en valeur et à celle de l’ensemble du Rhône amont.

Ces réalisations constituent de réels points d’appui pour l’avenir. Le nouveau syndicat devra articuler au mieux l’héritage du Grand-Parc, canal historique, avec l’héritage du feu Syndicat du canal de Jonage.

Un travail de fond est mené depuis plusieurs mois pour harmoniser les compétences, les budgets et le mode de gouvernance permettant de trouver les points d’équilibres nécessaire pour le bon fonctionnement de ce nouveau syndicat dans le respect des contraintes liées au site.

La montée en puissance de la demande de nature et de bien-être, l’évolution des modes de vies mais aussi les potentiels de développement touristique questionneront les offres proposées sur ce territoire.

Pour cela, chaque projet mis en œuvre devra répondre, comme c’est le cas aujourd’hui, aux conditions édictées par les nombreuses réglementations qui s’appliquent sur le territoire du Grand-parc singulièrement en matière de protection de l’eau potable et de préservation de la biodiversité à travers les engagements de la Charte Natura 2000.

Cette intervention au nom de plusieurs groupes composant notre assemblée métropolitaine démontre que certains projets peuvent faire l’objet de visions largement partagées et s’inscrire dans des dynamiques d’aménagement ou de développement profitable à l’ensemble de la Métropole.

Dans un contexte budgétaire très contraint, de nombreux et nouveaux défis devront être relevés par ce syndicat en émergence.

Je suis convaincu que le travail collectif mené au sein du conseil syndical du nouveau Symalim permettra au Grand-Parc de continuer à contribuer utilement à l’attractivité, la cohésion sociale et la préservation des équilibres écologiques de la Métropole.

Je vous remercie

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