Schéma départemental et métropolitain de services aux familles

Intervention – Béatrice Gailliout
SAF et CEJ
Conseil métropolitain du lundi 10 Novembre 2016

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les élus,

Cher(e)s collègues,

Il s’agit là d’une délibération importante concernant une nouvelle compétence métropolitaine qu’est l’Enfance.

La délibération qui nous est proposée détaille le nouveau schéma départemental et métropolitain de services aux familles 2016-2019, dans lequel notre Métropole s’inscrit désormais pleinement. Avant celui-ci, existaient deux dispositifs distincts : d’une part « le Comité Départemental de la parentalité et des projets éducatifs locaux (CDPPEL)» et d’autre part,  « la Commission Départementale d’Accueil du Jeune Enfant (CDAJE) », traitant chacun un pan de la politique départementale de l’enfance.

Le schéma départemental et métropolitain de services aux familles qui nous est proposé aujourd’hui est donc d’abord une nouvelle forme de gouvernance, rationalisée, pilotée par le Préfet, qui s’inscrit dans la continuité de ces 2 dispositifs.

Nouvelle forme de gouvernance globale, unique, elle doit nous permettre d’améliorer la cohérence de nos politiques en direction des jeunes enfants et de leurs familles, ainsi que leur efficience par la mobilisation concertée des différents dispositifs de soutien existant, de l’État, de la CAF et de nos collectivités.

L’inscription de notre Métropole dans ce schéma permet de consolider notre partenariat avec les institutions impliquées, de mieux connaître les objectifs et les moyens d’action des uns et des autres et ainsi de développer des actions mieux coordonnées et optimisées.

Ce schéma est constitué d’une partie « soutien à la parentalité » et d’une partie « petite enfance ». Nous avons déjà délibéré concernant le volet parentalité lors de notre conseil de juillet.

Concernant le volet petite enfance, le pilotage et l’animation du schéma d’accueil du jeune enfant se fait désormais au sein de la commission petite enfance métropolitaine installée le 10 mai 2016, co-présidée par la CAF et la Métropole.

3 grandes orientations stratégiques en phase avec celles du futur Projet Métropolitain des Solidarités (PMS) ont été actées par les différents acteurs, dont les communes. Il s’agit :

  • du développement et de l’optimisation de l’offre d’accueil du jeune enfant,
  • de la facilitation de l’accès aux lieux d’accueil pour les familles en situation de fragilité et
  • de l’amélioration de l’efficience de l’offre d’accueil.

La création d’un observatoire des modes d’accueil, commun à l’ensemble des acteurs, est par ailleurs en projet afin d’aider à la décision.

Le travail de cette commission a débuté par un diagnostic territorialisé des besoins des familles et des offres existantes, qui a montré d’importantes disparités, notamment en termes de couverture du territoire en offres de garde. Cela constitue pour nous une donnée nouvelle, essentielle à notre réflexion puisqu’elles entraînent des inégalités criantes de situation pour les familles comme pour les professionnels.

Que ce soit en termes d’accès à l’emploi, de besoins en modes de garde atypiques – j’entends par là besoins urgents ponctuels pour parents en recherche d’emploi, besoin d’un temps plein en urgence pour un parent venant de trouver un emploi, ou encore besoin de répit pour un parent gardant son enfant handicapé – il nous faut connaître la situation exacte et territorialisée des familles pour adapter au mieux nos réponses et encore plus nos investissements lorsqu’il s’agit de crèches.

Par ailleurs, une connaissance précise de l’offre existante, qu’elle soit individuelle ou collective, publique ou privée, nous permet de fournir une réponse mieux adaptée aux besoins, constitue une aide à la décision en termes d’investissements et permet aussi de ne pas fragiliser le secteur où certains acteurs, comme les crèches, doivent répondre à des exigences de taux de remplissage et d’autres, comme les assistantes maternelles, connaissent parfois une sous-activité subie.

Face au déséquilibre est-ouest constaté, il s’agit donc :

  • Tout d’abord d’encourager le recours à l’existant notamment en informant mieux les familles, en les sensibilisant aux possibilités qui leur sont offertes et en les accompagnant vers les solutions adaptées à leurs besoins.
  • D’analyser ensuite plus finement les situations familiales particulières, celles qui relèvent de fragilités familiales et sociales ou celles qui relèvent de difficultés professionnelles, parcours d’insertion, temps partiels…
  • Enfin, il nous revient, avec nos partenaires notamment CAF et communes, de créer les conditions et les accompagnements nécessaires pour que se développe, dans les territoires de notre agglomération, une offre de services plus accessible.

Notre groupe est heureux d’apporter son soutien à ce schéma et à l’ensemble de ses déclinaisons opérationnelles qui avancent dans la bonne direction et montrent que la Métropole a, non seulement su prendre le relais du Département du Rhône, mais qu’elle ambitionne d’aller plus loin pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain.

Dans un contexte budgétaire que nous savons tous contraints, la rationalisation et la mise en cohérence de nos dispositifs d’action, le travail en complémentarité et en proximité avec nos partenaires institutionnels et communaux ainsi qu’une connaissance extrêmement fine de l’existant, doivent nous permettre d’optimiser notre action, d’innover et d’expérimenter pour développer de nouveaux services pour les enfants et les familles métropolitaines.

Je vous remercie

 

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