Foyer Notre Dame des Sans Abris – ARALIS

Intervention – Sandrine Runel
Foyer Notre Dame des Sans Abris – ARALIS
Conseil métropolitain du 30 mai 2016

 

Monsieur le président, chers collègues,

« Promouvoir l’autonomie et la protection des personnes, la cohésion sociale, l’exercice de la citoyenneté, prévenir les exclusions et en corriger les effets »[1].

Cet article du CASF donne sens à la construction de la politique de solidarité de la métropole.

En effet, l’obligation qui nous est faite depuis la loi du 2 janvier 2002 de présenter un schéma d’organisation sociale et médico sociale se concrétise au sein de notre collectivité par le travail d’élaboration d’un projet métropolitain des solidarités. Un projet d’envergure développant une approche transversale de l’action sociale.

Il a souvent été question pendant le temps de construction de la Métropole, d’urbain et d’humain, l’un appartenant au Grand Lyon, l’autre au Département. Il a également été question du manque de culture du social au sein de notre ancienne collectivité et de la nécessité de parvenir rapidement à une culture commune. Enfin il est question aujourd’hui de l’association de ces deux approches, et de leur inéluctable complémentarité.

Si le Grand Lyon cultivait cette image de bâtisseur, il n’en demeure pas moins que la Métropole se veut être un entrepreneur social, se dotant de véritable outil de gouvernance, tout d’abord au travers du Pacte de Cohérence Métropolitain, mais aussi de son projet métropolitain d’insertion et d’emploi (PMIE).

Répondre aux enjeux de la transversalité, de la prise en compte de chacun, c’est bien l’objet de ce rapport avec la mise en place de conventions triennales à destination de 2 partenaires importants pour la Métropole, l’association Notre Dame des Sans Abri, et l’association ARALIS.

En contribuant, de par leurs actions quotidiennes d’intervention sociale, à la politique de solidarité de la Métropole, les associations participent au « vivre ensemble » tout en favorisant l’émancipation des personnes.

La transversalité est au cœur de leur approche : accompagner vers le logement, vers l’emploi, aider les familles en difficultés, innover par la mise en place d’expérimentation comme ce lieu d’accueil spécialisé d’orientation, d’insertion et d’enfance : la soie.

En soutenant ces projets, la Métropole accorde sa confiance. Etre plus proche des citoyens c’est aussi mettre en synergie les actions des partenaires sur le terrain.

Le concept de solidarité territoriale que nous défendons pour notre Métropole doit être facteur de développement. Les différentes actions proposées et conduites par le Foyer Notre Dame des Sans Abris, comme celles engagées par Aralis, permettent d’accueillir et d’héberger les plus démunis, mais aussi de développer des actions collectives favorisant le lien social et restaurant l’exercice de leur citoyenneté. C’est plus de 1500 bénévoles qui sont engagés et 350 salariés qui œuvrent pour les plus fragilisés d’entre nous, dans une solidarité de proximité.

Au regard du contexte actuel, avec une hausse continue du nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté et plus de 2,5 millions de foyers allocataires du RSA, la précarité n’est pas un phénomène de circonstance, elle est devenue une composante de notre société. Aussi, si les dépenses de solidarité assurant un filet de sécurité à l’ensemble des citoyens, nous ne pouvons nous satisfaire de seulement intervenir une fois la précarité installée : la perte d’un emploi, les dettes accumulées, l’expulsion du logement imminente, le placement prononcé, …

C’est là tout l’enjeu de notre projet. Renforcer les actions de prévention et maintenir un accompagnement renforcé pour les plus en difficultés. Le travail social a pour but, quelles soient les fonctions exercées, de « faire société avec ceux qui ont des difficultés et aider l’autre à exister ».

Si cette transition s’inscrit dans une démarche d’innovation sociale, le regard ne doit-il pas toutefois porter au-delà de cette dichotomie, notre rôle consistant à réinventer et combiner ces différentes politiques publiques pour se rapprocher au plus près des besoins réels et individuels de la personne.

Mieux connaître les besoins pour mieux y répondre.

Voilà en quelques mots les principaux éléments qui fondent notre engagement, et au moment même où nous observons un recul des valeurs de solidarité et du consentement au coût de la solidarité, le groupe socialistes et républicains métropolitains entend participer et contribuer au développement du travail social pour une société plus juste et plus solidaire.

C’est pour l’ensemble de ces raisons que le groupe socialistes et républicains métropolitains votera ce rapport.

[1] CASF, article L 116-1

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