Plan État-Région

Intervention de Ronald Sanino
Conseil métropolitain du 21 septembre 2015

Monsieur le Président, mes cher(e)s collègues,

Le contrat de plan État-Région n’est rien d’autre qu’un « catalyseur des investissements » sur notre territoire. C’est un véritable outil de la politique publique nécessaire pour développer les équipements, soutenir l’emploi et préparer demain.

Alors qu’est soumis à notre vote la déclinaison territoriale, pour la Métropole de Lyon, du CPER (Contrat Plan État-Region), nous ne pouvons qu’étendre ces considérations au contrat métropolitain.

Notons d’emblée « la nouveauté d’un contrat métropolitain » qui démontre la reconnaissance du fait métropolitain à l’œuvre et traduit la volonté de l’État et de la Région Rhône-Alpes de s’engager dans un partenariat fort avec la Métropole de Lyon.

Notre Métropole est ainsi positionnée comme source de rayonnement régional, national voire européen, dont l’un des enjeux est bien de lui permettre de se positionner comme un outil au service de la stimulation de la croissance et donc de l’emploi.

Le présent contrat reflète une stratégie commune pour accompagner les efforts d’investissements des territoires, afin de soutenir leur développement et leur attractivité. Car comme le soulignait le premier ministre lors de la signature du CPER en mai 2015, et je crois que nous ne pouvons qu’y souscrire, « c’est bien dans les territoires que naissent les initiatives ».

Ce contrat métropolitain met donc en œuvre une vision stratégique partagée, entre État, Région et Métropole, et se traduit par la mise en œuvre de projets structurants, exerçant un effet de levier sur l’investissement local.

Nous sommes là au cœur de la méthodologie retenue par la Métropole de Lyon et qui semble, au vu des derniers classements internationaux, porter largement ses fruits : travailler en partenariat, dans l’intérêt des territoires et des habitants, en privilégiant les investissements structurants.

Investissements à fort effet levier même et, surtout, à fort impact sur le quotidien de nos concitoyens.

Quand il est question tout d’abord, dans ce contrat métropolitain, de résorber le nœud ferroviaire lyonnais, il s’agit bien de se préoccuper de la difficulté de traverser le hall de gare de la Part-Dieu et de traiter son engorgement aux heures de pointe.

Quand il y est question du volet enseignement supérieur et recherche, nous parlons bien de la qualité de l’enseignement dispensé à Lyon à ses étudiants. Qualité qui est bien le résultat du renforcement de ses filières et de l’excellence de ses pôles de recherche. Nous parlons aussi, des difficultés rencontrées par les étudiants pour se loger à un coût abordable et du soutien qui en découle à la construction de logement social étudiant.

Quand il est question ensuite d’attractivité, de dynamisme économique, de l’essor des technologies numériques ; et bien nous parlons des presque 140 000 entreprises et des 900 000 emplois concernés que notre soutien État-Région-Métropole permet non seulement de maintenir, mais de développer.

Quand il s’agit de mobilités durables, de développement de l’inter modalité et des modes alternatifs à la route, nous évoquons là concrètement les parcs relais à l’arrivée en gare, qui permettent de terminer son trajet en transports en communs.

Nous parlons aussi du développement des 30km /par an d’itinéraires cyclables, que ce soit pour relier les gares de l’agglomération ou pour développer une passerelle mode doux à la Mulatière.

Soulignons aussi le projet de la ViaRhôna et l’aménagement prévu dans ce contrat d’un tronçon de 13 km, des berges du Rhône à Givors, ou encore le soutien à la rénovation énergétique de l’habitat social pour que chacun bénéficie d’un logement dans lequel il puisse vivre, se chauffer dans les meilleures conditions et à un prix raisonnable.

Quand il est question enfin de défi environnemental, nous parlons pour chacun de nos concitoyens de la qualité de vie, aujourd’hui et demain : là où il est indispensable de préserver l’agriculture périurbaine pour un approvisionnement alimentaire local, il y a la possibilité pour chacun de nos concitoyens métropolitains d’avoir accès à des produits de qualité et abordables.

Là où il est question de restaurer la trame verte et bleue de l’agglomération, outre les enjeux de renforcement de continuités écologiques structurantes, support de biodiversité ; nous répondons à la demande sociale d’espaces naturels de proximité.

Et quand nous agissons en faveur de la sobriété et de l’efficacité énergétique, nous préservons l’existant pour les générations futures et œuvrons à améliorer la qualité de l’air qui sont des préoccupations essentielles que nos concitoyens partagent.

Monsieur le Président, mes chers collègues, chacune des actions présentées et soutenues par ce contrat métropolitain, au-delà de leur caractère structurant, bien réel, pour notre agglomération, a une déclinaison extrêmement concrète sur le quotidien de nos concitoyens.

Cela, en tant qu’élus de cette assemblée, il nous appartient de ne jamais le perdre de vue.

C’est donc en ce sens que je conclurai mon propos, pour vous appeler, mes cher(e)s collègues, à voter sans réserve ce contrat.

Je vous remercie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


Check Our Feed